Réparations à Mindelo

Depuis le 30.12.27 nous effectuons des réparations sur notre voilier vela dare à Mindelo.

En effet notre matériel a bien souffert lors de notre traversée entre les Canaries et le Cap vert. Nous avons eu des vagues de plus de 3.5 mètres et plus de 32 nœuds de vent.  Mais en comparaison avec les avaries d’autres voiliers, nous avons encore eu de la chance.

Le voilier Peach a dû venir à Mindelo et n’a pas pu aller aux Caraïbes comme prévu car tout à coup leur gouvernail ne fonctionnait plus. Il leur a fallu plus du double de temps que nous pour arriver à Mindelo car il ne pouvait naviguer qu’avec le minimum de voile (donc pas plus de 2 nœuds). Un autre bateau qui voulait partir vers les Caraïbes a aussi dut être remorqué car son timon était cassé. Et autour de nous il y a plein de voiliers avec les voiles et les biminis déchirés.

Réaliser des réparations à Mindelo n’est pas vraiment facile. Il n’y a que un seul magasin qui vent du matériel pour bateau et il est difficile de trouver du personnel qualifié. Les prix sont au minimum le double des Canaries. Par chance nous avons énormément de matériel à bord et nous n’avons eu besoin que d’acheter des fixations coulissantes pour la grande voile.  Et avec encore plus de chance, nous avons réussi à tout réparer nous-même jusqu’à présent. Nous avons eu l’aide de Wim, un autre navigateur, pour réparer notre régulateur d’allure ARIES (en échange Willi lui a donné un coup de main pour certains travaux sur son bateau car Wim porte une prothèse à une jambe et a 76 ans !) :

Nous avons eu besoin de beaucoup de temps pour nos réparations car le port de Mindelo est très mouvementé et venteux. Malgré les 5 amarres et les 4 amortisseurs, vela dare bouge dans tous les sens et nous secoue beaucoup, on doit toujours se tenir pour ne pas passer à l’eau… Les amarres de beaucoup de voiliers se sont rompues pendant la nuit… Donc nos nuits sont courtes et on se fait souvent réveiller par des chocs, bruits et mouvements innatendus. Voici donc les réparations et les travaux d’entretien que nous avons réalisés :

  • Enlever le sable et le sel : soit nettoyer à l’eau douce et à la brosse le cockpit, le pont, les cordes, les coffres, nos habits imperméables, les harnais etc. Entre temps vela dare est à nouveau couvert de sable brun….
  • Boucher tous les trous des coffres du cockpit : nous avions ajouté de nouveaux câbles et pour ceci percé des trous et l’eau passait entre les câbles.
  • Réparer notre régulateur d’allure (merci Wim pour ton aide)
  • Nettoyer notre panneau électronique du moteur à l’eau distillée. On a poussé un grand soupir de soulagement quand le moteur a démarré ensuite sans problèmes. Nous avons à présent toute une série de lumières qui brillent alors que cela faisait des mois qu’elles ne fonctionnaient plus… Bon, le compteur pour le nombre d’heures ne fonctionne toujours pas mais on écrira les heures dans le livre de bord…
  • Remplacer les attaches coulissantes de notre grande voile
  • Contrôler et graisser le gouvernail
  • Installer notre foc (pour qu’il serve quand il y a trop de vent pour le génois ou pour naviguer en « papillon »)
  • Installer un nouvel interrupteur pour le propulseur d’étrave (bon, il n’y a que 2 boutons, donc droite et gauche et pour enclencher il faut aller à l’intérieur du bateau)
  • Essayer de décourager les voleurs : enlever tout ce qui est sur le pont et dans le cockpit, mettre une chaine et un cadenas à notre radeau de secours, peindre des W sur le moteur de l’annexe.
  • Compléter notre sac de premier secours (quand je pense à la fortune que nous avons payé pour ce fameux radeau de sauvetage et il manque encore du matériel…)
  • renlever la soupape de notre tuyau d’eau chaude (nous l’avions installée à Puerto Mogan et depuis notre pompe faisait des bruits étranges)

A gauche une ancienne attache coulissante et à droite une nouvelle (pour fixer la grande voile)

  • nouvel interrupteur pour le propulseur d’étrave

    Les W peints en bleu sur notre moteur pour décourager les voleurs

Nous n’avons pas vraiment eu le temps de visiter Mindelo, on a simplement vu une partie de la ville lorsque nous sommes allés faire des achats. Il reste quelques beaux bâtiments coloniaux portugais, le tout est très coloré.  Il y a beaucoup de monde dans les rues, c’est très bruyant. Il y a des petits supermarchés où on trouve plus ou moins tous les aliments classiques, juste les produits laitiers et carnés sont rares car il n’y a presque pas de frigos. Sur une place des femmes vendent des fruits et légumes, ceux-ci proviennent souvent de l’île voisine car là où on est, le paysage est brun et sec. Sinon on trouve plein de boutiques d’habits et objets en plastique de chine. L’ordre de prix de la marchandise est légèrement plus élevé qu’aux Canaries. Il y a aussi une boulangerie avec du bon pain, mais il faut beaucoup de patience si on veut consommer sur place…

Nous avons aussi été manger au restaurant quelques fois (lorsque les mouvements du bateau nous donnait trop le mal de mer). Pour le Nouvel An, nous avons été dans un restaurant avec vue sur la mer avec le couple du voilier Peach, Karin et Göran. Puis nous avons bu le champagne sur leur bateau et admiré les feux d’artifices avant d’aller nous coucher. A partir de minuit les rues étaient très animée et la musique très très bruyante…

Nous avons testé quelques petits bar-restaurants, surtout pour pouvoir utiliser internet. Il y a peu d’endroits où le WLAN fonctionne vraiment bien, donc nous avons acheté une carte de téléphone du Cap Vert (11 Europs pour 7GB).

Hier et aujourd’hui on a vu partir beaucoup de bateaux pour les Caraîbes, il semble que le temps soit légèrement moins mauvais (vagues légèrement moins hautes et moins de bourrasques de vent…). On les regarde avec envie car on n’aime pas le port de Mindelo mais il nous reste encore une série de choses à faire : acheter des produits frais, faire le plein de diesel, tester un nouveau programme pour recevoir la météo via Irridium, installer une alarme pour l’ancre sur mon natel ainsi que la carte de Mindelo et des environs, restester plusieurs fois le moteur… Donc nous avons encore besoin de quelques jours. Et la météo est très peu fiable, presque tous les jours il y a des prévisions différentes… Difficile donc de prévoir quand nous pourrons partir pour la traversée vers les Caraibes.

L’eau est superbe bleu turquoise sur la plage principale mais elle est froide et jusqu’à présent on n’a pas eu de temps pour aller se baiger et il ne faisait pas très chaud sur le bateau avec le vent. De plus il est rare d’avoir un beau ciel bleu comme sur les deux photos, généralement le ciel est plutôt couvert et tout est brumeux à cause du sable.

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