Les Grenadines

Tobago Cays

Nous avons quitté l‘île de La Grenade pour aller vers les îles des Grenadines.

Nous avons passé 4 nuits à Tyrell Bay, sur l’ile de Carriacou qui fait encore partie de La Grenade. Willi et moi avions tous les deux le rhume, mal à la tête et très peu d’énergie. Ne me demandez pas comment on peut attraper un rhume avec plus de 30°C de température pour l’air et 28°C pour l’eau…

Tyrell Bay

Nous avons donc mis pour la première fois l’ancre aux Caraïbes, dans les superbes iles des Grenadines dans la grande ancre de Tyrell Bay. Par chance Tyrell Bay a un fond de sable où notre ancre tient très bien. Comme il y avait plus de 20 nœuds de vent, nous nous déplacions beaucoup et notre « alarme de mouillage » a sonné plusieurs fois… Willi et Marco ont plongé plusieurs fois pour contrôler que l’ancre était bien plantée dans le sable. Plus tard, des catamarans sont venus se mettre tout proche de nous, ils ne semblaient pas avoir peur que notre bateau en alu s’écrase contre leur coque en plastique…

Carnaval à Carriacou

Willi étant toujours très enrhumé et ayant mal à l’oreille, Marco et moi sommes allés en minibus voir la parade du Carnaval de Carriacou. Nous en avons profité pour aller déguster une « carriacou lime pie » au fameux Kayac Café. La parade a commencé avec plus d’une heure de retard et le cortège se composait principalement des enfants de l’île et de leurs parents costumé soit en « tribux africaines » soit en personnages de Walt Disney.

Vue depuis Winward

Le jour suivant nous sommes allés jusqu’à Windwards en prenant deux minibus différents. Ce jour-là (encore carnaval ???) ce village était vide… il y avait bien un chantier où était réparé un de leur bateau traditionnel des Grenadines mais celui-ci était désert. Nous avons fait quelques photos puis sommes revenus au bateau. Nous avons ensuite fait les formalités pour quitter La Grenade. En effet les iles des Grenadines appartiennent en partie à La Grenade et en partie à St Vincent et il faut donc changer de pays et remplir tous les documents et payer des charges à chaque pays.

Kite surfeurs devant Clifton

Ensuite nous avons navigué au moteur les 8 miles qui nous séparaient de Clifton où nous devions faire les formalités pour entrer à St Vincent. Là nous avons fait les formalités à l’aeroport en un temps record.

vela dare devant les kite surfeurs

Nous avions pour commencer  planté notre ancre tout au bord de la baie mais on s’est fait dire que nous risquions de dériver sur les coraux et nous avons finalement pris une bouée. Bien entendu nous devions payer la bouée, même si celui qui nous l’a louée nous a dit ne pas être intéressé par l’argent mais seulement par le bien-être des navigateurs… Nous avons donc plongé pour contrôler que la bouée soit bien fixée, comme elle était attachée par une grosse chaine (sans trop d’algues donc pas trop vieille) à deux blocs en béton, nous avons décidé que la place était « sure ».

une voile de kite enroulée dans notre mat…

L’eau était superbe, claire et turquoise. Nous étions aux premières loges pour admirer les kite surfeurs. Tellement devant qu’un kite surfer a enroulé sa voile dans notre mat… Heureusement il y a eu plus de peur que de mal.

Clifton

Clifton ressemble à une carte postale des Grenadines avec ses maisons, magasins et bars colorés. Mais les touristes sont nettement majoritaires et on n’y voit presque pas d’indigènes. Nous avons été mangé des hamburgers et des crêpes au Snack Shack puis acheter quelques fruits et légumes au marché. Nous avons acheté un carton de bière directement au ponton pour les dinghis (annexes) de l’Anchorage Yacht Club, c’était bien plus facile à transporter comme cela et moins cher qu’au village.

Tobago Cays

Puis nous avons passé 2 nuits aux Tobago Cays, donc dans la partie des Grenadines qui fait partie de St Vincent. C’est vraiment un endroit magique… Nous avons planté l’ancre tout proche de la réserve des tortues, dans l’eau turquoise juste devant l’ile Baradel.

Iguane verte (Iguana Iguana)

Nous pouvions aller jusqu’à la plage à la nage et avons fait plusieurs fois le trajet pour admirer les tortues et aller se balader sur l’ile. Du haut de la colline le paysage était magnifique, on voyait le riff en forme de fer à cheval et l’eau avait plusieurs nuances de turquoise.  Nous avons aussi vu des iguanes dans les buissons. Selon Marco c’était des iguanes vertes (Iguana Iguana).

Pour moi le plus beau a vraiment été de pouvoir nager avec les tortues. Elles se laissaient vraiment approcher de près et on pouvait les voir manger les algues juste au dessous de nous. Marco a fait une nouvelle recherche internet est déclaré que c’étaient des « tortues vertes ou chelonia mydas ».

Tortue verte (chelonia mydas)

Le deuxième jour nous avons pris le dinghi pour aller sur une autre île (Petit Bateau). Nous sommes revenus rapidement au bateau car Marco s’est sorti le petit orteil en glissant sur une pierre. Heureusement Willi a réussi à tirer assez fort sur son orteil pour le remettre en place et après quelques heures les douleurs étaient moins fortes. Nous avons donc passé l’après-midi à admirer les tortues. Elles venaient prendre l’air à quelques mètres du bateau et on en a vu plus de 50.

Homards sur le grill aux Tobago Cays

Marco voulant gouter du homard, nous avons demandé à un « Water taxi » nommé Desparado de nous amener de l’autre côté de l’ile. Là nous avons pu déguster nos homards cuits sur le grill avec des patates, légumes, riz et bananes plantain. C’était excellent et avec le soleil qui se couchait l’ambiance était top.

Descendre le dinghi (notre annexe) et y fixer le moteur est toujours toute une aventure avec les vagues et le vent. Willi s’est presque arraché l’ongle du gros orteil lorsque le dinghi a été déplacé par une bourrasque… Maintenant que nous l’avons fait plusieurs fois, c’est un peu plus facile mais il nous faut quand même plus de 45 minutes. Beaucoup laissent leur dinghi attaché au bateau, même pour faire des traversées de  plusieurs dizaines de miles. Nous avons peur de le perdre ou de noyer le moteur. Même au mouillage on le remonte la majorité du temps pour éviter de se le faire voler. De plus notre moteur est toujours capricieux. Willi a gentiment appris tous les trucs pour le faire démarrer mais il crève régulièrement dès que les vagues sont un peu plus hautes. Et oui, dans les conditions actuelles (plus de 20 nœuds de vent), faire un trajet en dinghi est égal à se prendre plusieurs douches à l’eau salée… Donc prendre le taxi Desparado valait la peine, même si son nom me faisait penser à Desperados.

Le dimanche matin nous avons du lever l’ancre et quitter les Tobago Cays. Ce qui ne fut pas une chose facile car nous étions proche d’une bouée et qu’entre temps un catamaran s’était attaché à la bouée. Mais l’équipage de ce catamaran a été sympa et ils ont mis leurs parebattes sur le côté du bateau et ont mis leur moteur en marche afin de se pousser sur le côté.  Le pire était qu’il y avait un immense catamaran de 62 pieds, ancré plus en avant, qui était presque stationné sur notre ancre. Et cet équipage nous regardait manœuvrer avec la chaine de l’ancre qui tirait d’un côté, le vent qui nous poussait de l’autre et les vagues qui nous faisaient tanguer. Ils sont resté plantés sur leur pont arrière à nous regarder alors que vela dare s’approchait très proche de l’avant de leur catamaran, ils n’ont même pas eu l’idée de sortir leur parebattes, de mettre leur moteur en marche ou de venir vers l’avant pour nous repousser…. On a constaté une fois de plus que certaines personnes qui louent des catamarans en charter ont un grand ego mais aucune idée de navigation.

Admiralty Bay: Bateau qui livre l’eau et le diesel aux voiliers

Hier nous avons fait une plus longue étape de 30 miles pour arriver à Admiralty Bay, devant Port Elisabeth. Le vent s’est calmé un peu est venait en début de journée du nord-est ce qui nous permis de montrer à Marco que notre voilier naviguait non seulement au moteur mais aussi à la voile. Nous avons dû faire les derniers miles au moteur car le vent a tourné et nous venait directement sur le nez. Finalement nous avons dû planter 3 fois notre ancre avant d’avoir une bonne place. La première fois elle ne tenait pas et la deuxième fois une connasse idiote du bateau derrière nous a engueulés car nous étions trop près de son bateau et qu’il fallait qu’on parte  immédiatement (alors qu’il y avait juste un squal/orage qui se déversait sur nous…). Elle aurait fait une crise cardiaque si elle avait était à Tyrell Bay où les voiliers étaient bien plus proches les uns des autres….

Nous avons planté l’ancre entre deux plages (princess Margret Beach et la plage en face de « Plantation house »)  et les courants, le vent (jusqu’à 25 noeuds) et le roulis nous font pas mal bouger.  Willi a plongé hier soir pour contrôler que l’ancre soit bien profondément enfouie dans le sable et nous avons mis plus de 35 m de chaîne (pour une profondeur de moins de 4 mètres…) donc on se laisse balancer. Hier nous avons vu 5-6 tortues qui sont passées entre vela dare et la côte. C’est étonnant vu le nombre de bateaux qu’il y a dans cette anse : les catamarans et les voiliers des touristes, les ferry et plein de petit hors-bords qui apportent de l’eau, du pain, du diesel ou qui viennent prendre le linge pour le laver.

Nous allons rester quelques nuit ici avant de quitter les Grenadines pour aller vers la Martinique où Marco va reprendre l’avion pour la Suisse et où nous allons accueillir de nouveaux invités.

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